Saint-Chinianais

Le Maquis

Latourette



Armée Secrète,
Corps Franc de la Libération, Région R3-2.


Les divers lieux de cantonnement.

Le maquis changera de campement 4 fois en 3 mois!!


La raison principale : allemands et miliciens (aidés très probablement par des collaborateurs) ne cessent de vouloir mettre la main sur ce maquis comportant autant d’hommes et bien armés, sutout à partir du mois d’août après la reprise en force de parachutages.


1/ du 6 au 7 juin 1944 :

Hameau de la Fraise, commune de Ferrières-Poussarou :


Arrivés dans la nuit du 6 au 7 juin 1944 pour le gros des effectifs, le maquis quittera le hameau durant la nuit suivante.


En effet, certains auraient vu un avion de reconnaisance allemand, et surtout ils détiennent une information de Madame du Naudet (Directrice de la Croix-Rouge de Béziers) qui envoie son infirmière Claire Mauriac (fille de l'écrivain François Mauriac), à bord d’une Simca. Celle-ci les informe qu’une colonne allemande se dirige vers le maquis, il est temps de changer de camp.

Il partent dans la soirée du 7 au 8 juin.


Rappelons qu’une colonne allemande est vue à Puisserguier le 7 juin à 23h00 en direction de St Chinian et donc...


Mais dés leur arrivé à la Fraise et au vu de ce qui s’était passé à Fontjun,  le maquis avait décidé qu'un poste avancé serait placé près du pont de Poussarou, à l'entrée de la route de Ferrières.

Jean-Baptiste Durand, également militaire d’active se porte volontaire et se met en position doté d’une mitrailleuse anglaise, assité de deux camarades postés sur les hauteurs et pourvus de grenades.

Cette protection  permet aux autres de quitter le camp majoritairement à pied et de nuit, une partie des armes est transportée par camions, entre-autres par Jean Viste.


La colonne allemande rebroussera chemin, peu rassurée de s’aventurer en terrain inconnu et de nuit. Rappelons que cette colonne est passée à Puisserguier vers 23h00, et comportait de nombreux camions bourrés de soldats. Echec, mais c’est peut-être l’une des raisons pour laquelle les allemands se vengeront à Capestang car dix victimes étaient originaires de cette localité, ce qui focalisera les représailles sur ce village  qui sera bouclé par les chars le 9 juin, soit deux jours après Fontjun, afin d'y mener une rafle : 143 hommes de 18 à 45 ans furent arrêtés et déportés en Allemagne pour des travaux forcés.


Un seul ne reviendra pas.


2/ du 8/9 juin au 25 juin 1944

Hameau de Euzèdes.


Euzèdes  est situé à 7 km au Nord-Ouest de la Fraise,  sur la commune de Riols, à proximité du site de Notre Dame de Trédos …

Cette situation n’était pas prévue, il faut dans un premier temps loger chez l’habitant et dans des remises…, fort heureusement, le printemps est proche. Visiblement le ravitaillement n’a pas eu le temps de suivre, ils récoltent alors des haricots et font tuer une vache à St Pons que Viste ramènera avec sa camionnette.

Mais le 10 juin, le Général Kœnig, par la voix de la BBC donne ouvertement l’ordre de ralentir la guérilla (ordre plus ou moins suivi), car l’aviation alliée est concentrée sur le front  Normand et  ne peut donc fournir les maquis en armes suffisantes comme elle le devrait.
Il appelle à  «éviter les rassemblements autour des forces déjà armées de tous les éléments qui ne le sont pas » .


Certains hommes  sont démobilisés, les plus de 35 ans et les chargés de famille, beaucoup reviendront plus-tard, Il faut ajouter que les hébergements sont exigus et qu’il faut assurer l’alimentation de tout ce maquis dont les effectifs se monteront à  la fin entre 150 et 200 hommes. De plus, certains chefs seront plus utiles dans leurs villages respectifs.

Jean-Baptiste Durand se rendra dans les Pyrénées Orientale pour d’autres missions, son père Jean et son frère Robert resteront. Ils sont donc désormais une cinquantaine, mais bien armés : ils disposent entre-autres de 11 mitraillettes type Sten, 13 fusils, une mitrailleuse Browning, 11 pistolets, 64 grenades... et le lendemain un parachutage sur “Caracole” viendra renforcer l’armement, trois agents seront également parachutés.


Mais deux gendarmes en patrouille sur une petite route  sont arrêtés par les hommes de Latourette, mais après avoir été interrogés, il décide de les laisser partir. Mais un rapport a probablement été transmis au « fameux » Adjudant (exécuté par la suite) de la brigade de Saint-Pons, proche des Allemands.

Il est décidé à nouveau de quitter le camp dans la nuit du 25 au 26 juin

Bonne intuition car le lendemain, une unité ennemie accompagnée du chef local de la milice arrive à Euzèdes mais ne trouve personne, aucun habitant n’a parlé, cela aurait pu être une tragédie.























3/  du 26 juin au 25 juillet 1944

...arrivée dans le somail.



Le maquis durant un mois se pose à l’Estalabar, près de la baraque des gardes, au Nord-Ouest de Prémian, lieu précedement occupé par le maquis Jean Grandel.

Le ravitaillement  arrive de Saint-Pons et est assuré par un groupe de prémian et de Fontès.


Les actions se multiplient tout comme les parachutages et les effectifs ne cessent de progresser, il convient donc ainsi, et pour également des questions de sécutité de trouver un autre lieu plus adéquat.

4/ du 26 juillet à la fin aôut

Le chateau des Syères, nouveau poste de commandement.


Soit durant près d’un mois, le maquis s’installe  à environ 7 km au Sud-Est de Fraïsse-sur-Agout.

La végétation dense  à cet endroit est parfaite pour mettre à l’abri automobiles et camions.


Un prisonnier allemand sera éxécuté à quelques mètres de cette demeure.


A  noter que Jacques Picard installera son dernier PC à Fraïsse sur Agout dans une maison en plein centre du village.

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